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Se reposer, passer du temps de qualité avec ses proches, changer de décor, faire les choses à son rythme… Les vacances offrent une pause dans le quotidien qui contribue au bien-être. Et à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, rappelons que ces moments de répit comptent. Mais tout le monde n’a pas les mêmes possibilités de partir. Budget, contraintes familiales, besoins spécifiques : les obstacles sont parfois nombreux. Dans cet article, nous revenons sur l’importance des vacances et leurs bienfaits, et sur les enjeux d’accessibilité au plus grand nombre.
Comment les vacances contribuent-elles au bien-être et à la santé mentale ?

Se reposer et retrouver un rythme à soi
Au quotidien, les journées se remplissent vite : travail, trajets, tâches domestiques, obligations familiales… Même les moments libres peuvent devenir des créneaux à optimiser.
Les vacances offrent la possibilité de ralentir. Dormir sans mettre de réveil, terminer enfin ce livre qui traine sur la table de chevet, marcher tranquillement ou passer un après-midi sans programme : ces moments permettent de retrouver du temps pour soi.
De nombreuses études mettent en évidence les effets positifs des vacances sur le bien-être et la santé mentale, et soulignent notamment l’intérêt de la coupure psychologique avec le travail, ainsi que de l’activité physique pendant les congés.
L’association Vacances & Familles, qui accompagne des familles à faibles revenus dans un projet d’inclusion par les vacances, a réalisé une étude auprès de 665 bénéficiaires pour mieux comprendre les impacts de ses actions : 91 % déclarent des effets positifs sur leur état d’esprit et 86 % sur leur bien-être physique.
Passer du temps avec ses proches, autrement
Dans la vie de tous les jours, les échanges en famille tournent souvent autour de l’organisation : qui fait les courses, à quelle heure rentrer, comment gérer le planning du lendemain ? Même si les vacances demandent tout de même une certaine organisation, elles permettent néanmoins de passer plus de temps de qualité avec ses proches.
Préparer un repas à plusieurs, explorer un village pour la première fois, jouer aux cartes ou se baigner ensemble : ces expériences favorisent la création de souvenirs communs.
De son côté, HomeExchange a réalisé en 2024 une étude sur l’impact émotionnel des vacances auprès de 1000 participant·e·s. À la question sur les facteurs qui contribuent le plus au bien-être et au bonheur pendant les vacances, 51,1 % affirment que cela leur permet de créer des souvenirs inoubliables avec leurs proches.
Changer de décor pour prendre du recul
Le dépaysement n’est pas forcément synonyme de vacances au bout du monde. Le simple fait de quitter son environnement habituel entraine une rupture avec le quotidien, même s’il s’agit de quelques jours dans une région voisine.
En vacances, le plus important est probablement de trouver un cadre et un rythme adaptés à ses envies et besoins : découvrir un nouveau chemin pour se promener, un marché où faire ses courses, une terrasse où s’installer. On prête souvent davantage attention aux petits détails agréables que l’on ne remarque plus chez soi.
Les bénéficiaires de Vacances & Familles parlent aussi de dépassement de soi et d’émancipation. Les congés aident à s’ouvrir davantage et à se dépasser, en participant par exemple à une activité que l’on n’aurait pas osé essayer en temps normal. Selon l’histoire de chaque personne, le séjour peut ainsi devenir une occasion de gagner en confiance ou de sortir de son rôle habituel.
Déconnecter et se reconnecter
Une notification professionnelle au petit déjeuner, quelques e-mails entre deux visites, un appel auquel on répond « juste cinq minutes »… Il est parfois difficile de déconnecter du travail, même lorsqu’on est loin du bureau.
Pourtant, lorsque c’est possible, se déconnecter complètement permet de réduire le stress, mais aussi de se reconnecter à ses proches et à son environnement.
Au-delà de la déconnexion professionnelle, limiter les sollicitations sur son téléphone aide à profiter de l’instant présent. Cela peut passer par des gestes simples : désactiver certaines notifications, ranger son téléphone pendant un repas ou profiter d’une balade sans consulter ses messages.
L’idée n’est pas forcément de réussir une déconnexion parfaite, mais de trouver le bon équilibre propre à chacun·e pour laisser davantage d’espace au repos et aux moments partagés.
À l’inverse, 58.3 % déclarent aussi avoir déjà été victime d’épuisement professionnel ou de stress à cause de vacances insuffisantes, soulignant à nouveau le besoin de déconnexion
Profiter aussi du plaisir d’anticiper les vacances
Les bienfaits des vacances peuvent commencer avant le départ. Imaginer les prochaines découvertes, choisir une destination ou discuter des activités avec ses proches donnent déjà une perspective réjouissante au quotidien.
Dans une étude sur le non-départ en vacances, le cabinet Asterès rappelle que des recherches ont observé un niveau de bonheur plus élevé chez les personnes qui s’apprêtent à partir que chez celles qui ne partent pas, grâce à l’anticipation du séjour. Avoir un projet de vacances peut ainsi être une source de bien-être, avant même de faire ses valises.
D'après cette même étude Asterès, il est essentiel de s’accorder des pauses régulières pour profiter pleinement des bénéfices des vacances. Au retour, le rythme quotidien reprend et les effets des vacances peuvent s’atténuer rapidement. Les bienfaits sur le bien-être s’estompent généralement en une à quatre semaines après la reprise du travail.
Des vacances qui font du bien, sans pression ni promesse

Les vacances participent au bien-être, mais elles ne remplacent pas des soins ou un accompagnement psychologique lorsque ceux-ci sont nécessaires. Leurs bienfaits dépendent aussi des conditions du séjour et des besoins de chaque personne.
D’ailleurs, plutôt que de chercher à remplir chaque journée, n’hésitez pas à laisser un peu de place aux imprévus, aux pauses et aux envies de chacun·e. Des vacances bénéfiques peuvent être très simples : quelques sorties, du temps libre et un hébergement dans lequel on se sent à l’aise.
Faciliter l’accès aux vacances : un enjeu de société

Malgré leur importance, l’accès aux vacances reste inégal. Selon l’Observatoire des inégalités, près de 40 % des Français ne peuvent pas partir en vacances chaque année, principalement pour des raisons financières.
Le budget, premier obstacle au départ
Transport, hébergement, repas, activités : les dépenses s’additionnent vite en vacances, particulièrement lorsqu’on voyage en famille. Des revenus irréguliers ou l’absence d’épargne peuvent également compliquer l’avance de frais plusieurs mois à l’avance, notamment pour réserver un hébergement.
Selon une enquête du Crédoc, 70 % des moins de 70 ans qui ne sont pas partis en vacances en 2025 évoquent des difficultés financières. Pour ces personnes, chercher une offre moins chère ou bénéficier d’une aide ne suffisent pas toujours à rendre le départ possible.
Des contraintes qui vont au-delà du prix
L’accès aux vacances dépend aussi de conditions très concrètes :
- La situation familiale : organiser un départ en solo avec des enfants, concilier une garde alternée ou trouver un relais lorsqu’on accompagne un proche.
- Le handicap ou des besoins spécifiques : disposer d’un logement adapté, d’informations fiables sur son accessibilité et de services compatibles avec ses besoins.
- La mobilité : rejoindre la destination, puis se déplacer sur place sans véhicule ou avec une offre de transport limitée.
- La situation professionnelle : pouvoir prendre des congés, coordonner ses dates avec celles de ses proches ou absorber une interruption de revenus pour les travailleurs·euses indépendant·e·s.
- L’organisation et l’appréhension du départ : préparer un trajet, effectuer des démarches en ligne ou quitter un environnement familier lorsqu’on a peu l’habitude de voyager.
L’accessibilité aux vacances englobe donc plusieurs leviers : le budget, les transports, l’information et l’accompagnement.
Faire de l’accès aux vacances une question de société
L’accès aux vacances mérite une place dans les réflexions sur l’inclusion, le bien-être et la santé mentale. Les possibilités financières, le milieu social ou encore le contexte familial ne devraient pas nous empêcher de faire une pause et de prendre soin de nous.
Les aides au départ et les associations jouent ici un rôle essentiel. Vacances & Familles par exemple, propose un accompagnement avant, pendant et après le séjour, en complément des solutions d’hébergement. Être soutenu·e pour préparer son voyage peut compter autant que l’aide financière.
Comment l’échange de maisons peut-il rendre les vacances plus accessibles ?

Réduire le coût de l’hébergement
Avec HomeExchange, les membres se prêtent leur logement dans le cadre d’un échange réciproque ou accueillent d’autres membres contre des GuestPoints, qu’ils peuvent ensuite utiliser pour séjourner ailleurs. L’adhésion annuelle, proposée à 175 € par an, permet ainsi d’organiser des échanges illimités pendant douze mois.
Les économies sur l’année sont considérables, puisque vous n’avez plus à payer pour chaque nuitée. Bien sûr, le transport, les repas et les activités restent à prévoir. Mais l’hébergement étant l’un des plus gros pôles de dépenses en vacances, réduire ce poste peut ainsi aider certains foyers à envisager un séjour.
De plus, le fait de séjourner dans un hébergement bien équipé permet de préparer plus facilement des petits plats comme à la maison, sans avoir à manger au restaurant tous les jours.
Trouver un cadre adapté à ses besoins
Avec l’échange de maisons, vous séjournez dans un véritable logement équipé pour le quotidien : une vraie cuisine pour préparer vos repas, tout l’électroménager nécessaire, et, selon les maisons, des équipements comme des lits et jouets pour enfants, des espaces extérieurs, des accès PMR, etc.
Pour les personnes à mobilité réduite cherchant un échange de maisons, sachez que la plateforme propose un filtre d’accessibilité, mais il reste essentiel de vérifier directement avec vos hôtes les équipements et les conditions d’accès correspondant à vos besoins. De manière générale, n’hésitez pas à échanger avec les hôtes pour poser des questions sur le logement et ses environs.
Devenir hôte solidaire avec HomeExchange et Parents Vacances
L’association Parents Vacances met en relation des propriétaires qui disposent d’une résidence secondaire (voire une résidence principale inoccupée) avec des familles en difficulté, afin de leur offrir des vacances.
Fondé sur des valeurs comme l’entraide et le partage, HomeExchange rejoint la vision solidaire de Parents Vacances pour permettre au plus grand nombre de profiter des bienfaits des vacances.
Vous êtes membre de la communauté HomeExchange et souhaitez devenir hôte solidaire ? Remplissez ce formulaire en quelques clics seulement !
Permettre au plus grand nombre d’accéder à ces moments est aussi une question de société, d’accessibilité et d’inclusion.
Aides au départ, accompagnement associatif, hébergements adaptés et échange de maisons : plusieurs leviers peuvent contribuer à ce changement positif.
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